Chez un jeune enfant, le paludisme peut s'aggraver en moins de 24 heures. Savoir reconnaître les signes et consulter tôt fait toute la différence.
En Afrique, les enfants de moins de 5 ans représentent environ trois décès du paludisme sur quatre. Ce n'est pas parce que la maladie est incurable : c'est souvent parce qu'elle est prise en charge trop tard. Traité rapidement, le paludisme simple se soigne bien. Laissé sans traitement, il peut évoluer vers une forme grave en quelques heures.
Combien de temps après la piqûre les symptômes apparaissent-ils ?
En général, les premiers signes apparaissent 10 à 15 jours après la piqûre du moustique infecté. C'est pourquoi un enfant peut tomber malade alors que la famille ne se souvient d'aucune piqûre particulière.
Les premiers symptômes
Ils ressemblent à ceux de beaucoup d'autres maladies de l'enfance, ce qui rend le paludisme difficile à reconnaître :
- Fièvre, souvent par accès, parfois accompagnée de frissons puis de sueurs
- Maux de tête et courbatures
- Fatigue inhabituelle, enfant qui ne joue plus
- Perte d'appétit, nausées, parfois vomissements ou diarrhée
- Douleurs au ventre
La règle d'or : en zone où le paludisme circule, toute fièvre chez un enfant doit faire penser au paludisme. Rendez-vous au centre de santé pour un test de diagnostic rapide. Ce test prend quelques minutes et dira s'il s'agit du paludisme ou d'autre chose.
Les signes de danger : consultez immédiatement
Si votre enfant a de la fièvre, ou en a eu ces derniers jours, et présente l'un de ces signes, emmenez-le sans attendre au centre de santé le plus proche. Ce sont les signes de gravité identifiés par l'OMS :
- Convulsions (crises, tremblements incontrôlés)
- Somnolence anormale, enfant difficile à réveiller, confus ou inconscient
- Incapacité à boire ou à téter
- Vomissements répétés, l'enfant rejette tout ce qu'il avale
- Incapacité à s'asseoir ou à se tenir debout, faiblesse extrême
- Respiration rapide ou difficile
- Pâleur marquée des paumes, des lèvres ou des paupières, signe d'anémie
- Urines rares ou très foncées
- Jaunissement des yeux ou des paumes
Face à l'un de ces signes, chaque heure compte. N'attendez pas le lendemain matin.
Trois erreurs fréquentes à éviter
- Traiter sans test. Toutes les fièvres ne sont pas dues au paludisme. Donner un antipaludique à un enfant qui souffre d'autre chose retarde le bon traitement et favorise les résistances.
- Arrêter le traitement dès que la fièvre tombe. Le traitement doit être suivi jusqu'au bout, même si l'enfant semble guéri, sinon la maladie peut revenir.
- Utiliser des médicaments achetés dans la rue. Leur qualité n'est pas garantie et ils peuvent être sous-dosés. Passez par un centre de santé, une pharmacie ou un agent de santé communautaire formé.
Le meilleur traitement reste la prévention
Chaque épisode évité, c'est un enfant qui ne manque pas l'école, et une famille qui ne dépense pas en soins. Dormir sous moustiquaire chaque nuit, éliminer les eaux stagnantes autour de la maison et protéger la peau dès la tombée du jour réduisent fortement le risque de piqûre.
C'est le rôle de MAÏA : une pommade hydratante au beurre de karité, qui éloigne les moustiques pendant la soirée, quand la famille est encore dehors et que la moustiquaire ne protège pas encore.
Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. En cas de doute, consultez.
Sources : OMS, critères de gravité du paludisme et prise en charge intégrée des maladies de l'enfant ; OMS, Rapport mondial sur le paludisme 2025.